jeudi 27 mars 2008

Wassili Kandinsky (1866-1944)

Nationalité : Russe
Naissance : 04 Décembre 1866
Mort le : 13 Décembre 1944
La création par Kandinsky d’une œuvre purement abstraite n’est pas intervenue comme un changement abrupt, elle est le fruit d’un long développement, d’une longue maturation et d’une intense réflexion théorique fondée sur son expérience personnelle de peintre et sur l'élan de son esprit vers la beauté intérieure et ce profond désir spirituel qu’il appelait la nécessité intérieure et qu’il tenait comme un principe essentiel de l’art.
Citations: « Est beau ce qui procède d'une nécessité intérieure de l'âme. Est beau ce qui est beau intérieurement. » (Du spirituel dans l’art et dans la peinture en particulier)
"Dans ce tableau, j’étais à vrai dire en quête d’une certaine heure, qui était et qui reste toujours la plus belle heure du jour à Moscou. Le soleil est déjà bas et a atteint sa plus grande force, celle qu’il a cherchée tout le jour, à laquelle il a aspiré tout le jour. […] Le soleil fond tout Moscou en une tache qui, comme un tuba forcené, fait entrer en vibration tout l’être intérieur, l’âme toute entière. […] Rendre cette heure me semblait le plus grand, le plus impossible des bonheurs pour un artiste. Ces impressions se renouvelaient chaque jour ensoleillé. Elles me procuraient une joie qui me bouleversait jusqu’au fond de l’âme, et qui atteignait jusqu’à l’extase. " (Regards sur le passé)
"Le monde est rempli de résonances. Il constitue un cosmos d’êtres exerçant une action spirituelle. La matière morte est un esprit vivant. " (article intitulé "Sur la question de la forme" dans Regards sur le passé)
Kandinsky est, aux côtés de
Mondrian ou Malevitch, l’un des premiers peintres et théoriciens de la peinture abstraite. Né à Moscou dans une famille cultivée, il s’intéresse dans sa jeunesse tant à la musique qu’à la peinture et aux arts traditionnels russes, avant de connaître la puissante révélation de l’impressionnisme en 1895 : il décide alors de se consacrer à la peinture, et s’établit à Munich, centre artistique important de l’époque. Ses premières œuvres relèvent du divisionnisme de Georges Seurat et du symbolisme, puis, au contact des Fauves, se teintent de couleurs pures. En 1910, l’artiste rédige le célèbre Du Spirituel dans l’art, où il analyse la résonance spirituelle de la peinture et insiste sur la nécessité de s’affranchir de la nature : il exécute alors sa première aquarelle abstraite, et peint des Impressions, Improvisations et Compositions d’inspiration musicale, spirituelle et cosmique. Peu de temps après est fondé avec Franz Marc le groupe de peintres Die Blaue Reiter (Le Cavalier Bleu). En 1914, Kandinsky retourne à Moscou, où il rencontre l’opposition des artistes d’avant-garde. Il quitte l’URSS en 1921 et accepte d’enseigner au Bauhaus de Weimar, où il publie Point, ligne, plan. En 1933, sa peinture est condamnée par le régime nazi, et l’artiste s’installe en France, où il meurt en 1944. Ses dernières toiles explorent une abstraction biomorphique foisonnante, qui évoque une atmosphère irréelle peuplée d’êtres microscopiques (Bleu ciel, 1940).
Une peinture fondamentale de Kandinsky de ces années 1900 est probablement Le cavalier bleu (Der blau reiter, 1903) qui montre un personnage portant une cape chevauchant rapidement à travers une prairie rocailleuse. Kandinsky montre le cavalier davantage comme une série de touches colorées que par des détails précis. En elle-même, cette peinture n’est pas exceptionnelle, lorsqu’on la compare aux tableaux d’autres peintres contemporains, mais elle montre la direction que Kandinsky va suivre dans les années suivantes, et son titre annonce l’association qu’il va fonder quelques années plus tard.
Quelques œuvres majeures : Sans Titre (première aquarelle abstraite, 1910, Paris, musée national d’Art moderne) (Illus.) L’Almanach du Cavalier Bleu (1911) Lyrique (1911, Rotterdam, musée Boymans-Van Beuningen) Improvisation 19 (1911, Munich, Stadtische Galerie) Tableau à l’arc noir (1912, Paris, musée national d’Art moderne) Moscou I (1916, Moscou, Galerie Tretiakov) Composition VIII (1923, New York, Guggenheim Museum) Jaune, rouge, bleu (1925, Paris, musée national d’Art moderne) (Illus.) Quelques Cercles (1926, New York, Guggenheim Museum) Ensemble multicolore (1938, Paris, musée national d’Art moderne) Bleu ciel (1940, Paris, musée national d’Art moderne) (Illus.)

Improvisation 31 (Sea Battle) - 1913 .

Sources: http://arts.fluctuat.net/ - http://fr.wikipedia.org/ Lien intéressant: http://www.lemondedesarts.com/dossierkandinsky.htm

Paul Klee (1879-1940)

Nationalité : suisse
Naissance : 18 Décembre 1879
Mort le : 29 Juin 1940
Né près de Berne dans une famille de musiciens, Paul Klee est initié très jeune à l’art et à la musique. Il étudie l’art à l’Académie des Beaux-Arts de Munich, puis, après un voyage en Italie, rencontre Vassili Kandinsky, Franz Marc et s’associe au Blaue Reiter.En 1914, lors d’un voyage en Tunisie, Klee est très impressionné par la qualité de la lumière et des couleurs, et restera marqué par cette vision. Il utilise alors de nombreux types de médiums, huile, aquarelle, encre, qu’il combine souvent dans ses œuvres. Souvent associé à l’expressionnisme, au cubisme ou au surréalisme, l’œuvre de Klee est en réalité difficile à classifier. On leur reconnaît généralement une certaine qualité fragile et enfantine, et une allusion à la poésie, à la musique et aux rêves. La géométrisation des sujets, la recherche de perfection dans la matière et la couleur sont sublimées par le souci de préserver l’intuition. Les œuvres plus tardives se caractérisent par de rapides symboles hiéroglyphiques. Après la Première Guerre mondiale, Klee enseigne, aux côtés de Kandinsky, au Bauhaus, puis, à partir de 1931 à l’Académie de Düsseldorf, avant d’être renvoyé en 1933 par le parti nazi pour son art jugé «dégénéré». L’artiste retourne alors en Suisse, et, très atteint moralement, souffre de sclérodermie et meurt à Muralto en 1940, à l’âge de 61 ans.
Klee se définira comme un « peintre-poète ». Il figure parmi les plus féconds des créateurs. Son catalogue compte plus de neuf mille titres. Sa réflexion sur l'art évoque, par son ampleur, celle de Léonard de Vinci. Ainsi, Klee reste l'une des personnalités déterminantes du XXe siècle; référence irrécusable de la pensée esthétique actuelle. Les titres de ses tableaux témoignent de cette amplitude poétique: Carillon de la lune d'argent, Doux paysages des tropiques, Paillasse en tranches, Exercice en bleu et orange, Croissance des plantes nocturnes. Toujours la réalité visible est dépassée. Sa peinture rejoint aussi la musique. Des signes et écritures marquant ainsi son goût pour l'Orient. L'écriture intervient constamment dans ses tableaux. En 1914, Klee séjourne en Tunisie avec August Macke et Louis Moilliet. Ce voyage témoigne de recherches identiques à celles de Delaunay. La démarche décorative, longtemps limitée aux expressions mineures dans la culture occidentale, se confond dans le monde islamique avec l'art tout entier. C'est bien cette harmonie que recherche la peinture de Klee, de Macke et de Delaunay. Le « motif » disparaît au profit d'une perception synthétique, ici plus abstraite encore. Préparant la structure en carrés de son œuvre future, Klee « s'attaque », selon ses propres termes, « à la synthèse architecture urbaine-architecture du tableau ». À Kairouan, il note dans son Journal : « La couleur me possède […] Je suis peintre. » (Journal 9 260) Voilà que s'élabore ce que pressentait Macke dans l'Almanach du Blaue Reiter (1911) : la fusion de l'Europe et de l'Orient, dans ce « troisième style » qui caractérise en effet bien des œuvres de la modernité.

Villas Florentines, 1926 .

Ad Marginem, 1930 / 1935-36, aquarelle vernie et encre .

Chemin principal et chemins secondaires - 1929 - Huile sur toile sur châssis, 83.7x67.5 cm .

Source: http://arts.fluctuat.net/

Gustav Klimt (1862-1918)

Nationalité : Autrichienne Naissance : 14 Juillet 1862 Mort le : 06 Février 1918
Gustav Klimt naît dans la Vienne de la fin du XIXe siècle : tout comme Freud, sa réaction à la société rigoureuse et suffocante de l’époque va bouleverser les codes. Il entame sa carrière dans la lignée de la peinture « pompier » alors à la mode, comme décorateur de bâtiments publics prestigieux. Peu à peu Klimt s’éloigne de l’académisme et affirme un style personnel : la décoration du grand escalier du Kunsthistorisches Museum de Vienne (1890) est déjà peuplée des femmes fatales qui hanteront son œuvre et qu’il aimera peindre (Portrait d’Adèle Bloch-Bauer, 1907) ou dessiner, parfois nues et dans les attitudes les plus suggestives.La peinture de Klimt marque le symbolisme de la Sécession viennoise, fondée en 1897 : le rejet des conventions, le recours à des allégories complexes, le goût pour les thèmes mêlant sexe et mort, la précision du dessin et la profusion décorative caractérisent la fascinante Frise Beethoven (1902). Cette nouvelle vision provoque un scandale en 1900 lors de la présentation d’un décor pour l’Université de Vienne : les corps morbides de femmes lascives choquent le public autrichien, pour le moins frileux. Les panneaux seront retirés, puis brûlés en 1945... L’utilisation de l’or, à partir de 1901, ajoute encore à sa luxuriance de sa peinture : la décoration de la villa Stoclet, à Bruxelles, en 1904-1909, en représente l’accomplissement. L’artiste peint également plusieurs paysages, privilégiant le format carré, qui tend à absorber littéralement le spectateur.Klimt, qui osa montrer sans fard les chairs nues, eut une grande influence sur l’art torturé d’Egon Schiele. Le personnage à la réputation sulfureuse fascine toujours : un film de Raoul Ruiz lui fut récemment consacré, avec dans le rôle titre John Malkovitch.

"Judith I" 1902

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"Portrait d'Adele Bloch-Bauer I" 1907

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"Le Baiser" 1908

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"Les Vierges" 1912

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"The Bride" 1917

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Source: http://arts.fluctuat.net/ Lien intéressant: http://www.lemondedesarts.com/Dossierklimt.htm